La France a réalisé de rares simulations de frappe de dissuasion nucléaire

PARIS, le 5 février (Reuters) – La France a réalisé une simulation rare d’une mission de dissuasion nucléaire, a déclaré mardi son ministère des forces armées, au moment où les Etats-Unis envisagent de rompre un pacte de limitation des armes nucléaires avec la Russie.

Cette mission de 11 heures, qui comprenait un ravitaillement en combustible, a permis de tester toutes les phases d’une mission d’attaque impliquant un avion de chasse Rafale.

“Ces véritables frappes sont programmées dans la vie du système d’armements”, a déclaré le porte-parole de l’armée de l’air française, le colonel Cyrille Duvivier. “Ils sont effectués à intervalles assez réguliers, mais restent rares car le vrai missile, sans son ogive, est tiré.”

Il n’a pas précisé la date à laquelle le test a été effectué, et les fonctionnaires ont refusé de dire à quand ce type d’exercices se déroulait.

Cette mission intervient alors que Paris cherche à assurer son programme de dissuasion nucléaire à long terme, l’Europe étant de plus en plus préoccupée par sa sécurité à mesure que les tensions entre Washington et Moscou augmentent.

Paris s’inquiète également du programme d’armes nucléaires de la Corée du Nord et des capacités de missiles balistiques de l’Iran.

La France dépense environ 3,5 milliards d’euros (4 milliards de dollars) par an pour l’entretien de ses 300 stocks d’armes nucléaires sous-marines et aériennes. Elle prévoit de moderniser sa capacité à dépenser 5 milliards d’euros par an d’ici 2020.

Elle a mis fin aux essais d’armes nucléaires en 1996 après qu’un essai dans le Pacifique Sud eut suscité l’indignation mondiale et est devenue depuis lors signataire du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Cette simulation intervient après que la Russie a suspendu le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire de l’époque de la guerre froide à la suite de l’annonce par les États-Unis de leur retrait du pacte, accusant Moscou du non-respect de cet engagement.

Ce traité vieux de 32 ans exigeait des parties qu’elles démantèlent les missiles balistiques et de croisière lancés au sol avec une portée comprise entre 500 et 5 500 km.

Paris a exhorté vendredi la Russie à utiliser la période de six mois déclenchée par la décision des États-Unis de se conformer à leurs obligations en vertu de l’accord.

“Nous, Européens, ne pouvons rester spectateurs de notre propre sécurité”, a déclaré mardi la ministre française des Forces armées, Florence Parly, lors d’une conférence au Portugal.

Source: https://www.nouvelordremondial.cc

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